Hiver 2017


Ce récit vise à vous faire partager mon hiver 2017 en photographie, premier hiver complet que je passe dans ma région natale depuis des années. Enormément d'ambiances et de moments qui m'avaient beaucoup manqués et que j'ai eu la joie de retrouver. Le récit couvre l'intégralité de l'hiver météorologique local, à savoir la période de novembre à mars ici, en Auvergne.

Bonne lecture !





NOVEMBRE




06 & 07 novembre 2017


1- Deux jours que je passe dans les forêts de hêtres locales du côté de Laprugne. Au programme : épais brouillard, teintes de fin d'automne, et les premières températures négatives de la saison.


2-L'épais brouilard dans les hêtraies génère des jeux de lumières intriguants dans le sous bois, ambiance étrange mais envoutante qui me captivera de longues heures.


3-Avec les témpartures très froides, le givre s'invite subtilement dans ce décor et rajoute une petite touche originale qui colle parfaitement à ces instants d'entre-deux saisons.


4-S'impreigner de l'instant, du lieu. Se sentir à sa place.


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6 & 7 Absorbé par ce décor sorti d'un rêve , je me laisse aller à des photographies plus intuitives et m'essaye à des jeux de pronfondeurs de champs (même si le petit capteur de mon D5200 n'est pas l'outil idéal pour s'adonner à ce type d'exercice).




8-9-10 Je vagabonde dans la forêt, hors des chemins, hors du temps, avec pour seule boussole mes ressentis et mes intuitions. Se focaliser sur l'instant présent, ressentir les élements.








09 novembre 2017: premières neiges

Le froid de ces derniers jours s'intensifie et des préciptations sont annoncées, je décide ce jour là de prendre de l'altitude pour aller profiter des premières neiges de l'année. Direction La Chamba et ses environs pour une après-midi qui tiendra toutes ses promesses.

Sur place, la neige, et même le brouillard ne sont pas très loin, une fine et fraiche péllicule de poudreuse recouvre le paysage, je souris comme un gamin. Trois ans que je n'avais pas pu profiter de ça, je suis aux anges. Je commence une ascension d'une quarantaine de minutes vers le haut de la montagne dans l'espoir de monter suffisament pour trouver le brouillard. Une fois sur le plateau, je trouve effectivement un brouillard extrêmement dense et une ambiance post apocalyptique un peu oppressante, ce qui n'est pas pour me déplaire.


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3- Je navigue dans cet espace de désolation. Soudain une masse sombre se dessine dans le brouillard. Je sursaute. Il s'agit simplement d'un sapin esseulé sur le plateau mais qui, dans ce contexte, prend une dimension assez particulière : je le ressens comme une présence désagréable qui m'épie. Rien de vraiment agressif toutefois. Intrigué je me rapproche du spécimen bien isolé de ses congénères.


4-Vu de près, il n'a plus grand chose d'intriguant ; je le trouve même pluot esthétique sous sa pellicule de neige et de givre et je decide de le prendre en photo pour le souvenir.


5-Les jours sont courts et la nuit n'est déjà plus très loin, j'amorce la decscente sur le chemin du retour.


6- Avec la fin de journée, le brouillard est descendu, je m'arrête un instant pour immortaliser cet endroit où le givre, la forêt et le brouillrd s'accordent à merveille, scène typiquement hivernale qui ne manque pas de me séduire.


7- Alors que la lumière commence à baisser et qu'il me reste seulement quelque centaines de mètres jusqu'à la route où je suis garé, j'ai la chance de croiser un de ces instants où l'hiver se révèle dans tout son mystère et sa subitilité. Je reste une quinzaine de minutes à rêver devant cette scène sombre et majestueuse qui pourrait être le décor de n'importe quelle légende nordique.



8- Je suis reparti depuis une quinzaine de minutes, je suis dans ma voiture et il fait quasiment nuit quand cette scène incroyable m'interpèle. Je biffurque sur un petit chemin de terre sur une dizainaine de mètres et m'arrête là. Je ne sais pas si c'est le levé de lune derrière cet épais brouillard, où un effect d'optique étrange entre les nuages et les lumières post sunset, mais il émerge de la forêt cette espèce de lumière pâle, glaciale et complètement suréaliste. L'atmopshère à ce moment là est intense. Sombre, magique et sérieuse, profondément attirante mais pas amicale pour autant, le genre de combinaison qui peut vite dégénérer, je ne préfère pas sortir de la voiture à ce moment là. J'ouvre alors la vitre et je réalise quelques clichés à main levée (d'où le bruit très présent, à cet instant il fait pratiquement nuit). Tout change si vite que je n'aurais pas eu le temps de débaler le trépied de toutes façons, en quelques minutes tout est fini.


9-Je réalise cette ultime image avant de repartir, vision plus abstraite, néanmoins tout aussi parlante.






20 novembre

Petite sortie tranquile au Lac d'Aubusson pour profiter des ambiances de fin de journée, les éléments sont bien synchronisés ce jour là et me permettent de réaliser ce cliché respirant l'harmonie.





29 Novembre 2017: Douceur hivernale.

Il a neigé en journée , et le ciel est supposé se dégager en fin d'après-midi, je prends donc de l'altitude, direction le massif du Montoncel, duquel j’espère profiter de ce mélange si exquis que peut donner la neige fraîche et les lumières rasantes du soir. Par chance, c'est exactement ce que je vais y trouver.

1- A peine arrivé sur place, les pointes des sapins dorées sur ce ciel pur me donnent déjà le sourire.



2- Je me promène sur les crêtes, le spectacle est superbe, cela faisait bien trop longtemps que je n'avais pas profité de l'hiver dans de tels moments.


3- Une image que je réalise sans conviction sur le moment, pour le souvenir, qui se révèlera finalement très réussie et très représentative du moment que j'ai vécu, doux et féérique.


4-Dernière image avant de repartir, la lune pointe déjà le bout de son nez.







DECEMBRE




Instants d'hiver/divers:

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Errance prénocturne (WIP)

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1er Décembre 2017 : Blancheur immaculée.

Un froid intense et d'importantes chutes de neige sévissent depuis plusieurs jours déjà sur la région. Particulèrement friand de ce type de météo, je mets le cap ce jour là sur la Loges des Gardes pour en tirer le meilleur.

1- Les route verglacées et lourdement enneigées m'obligeront à rebrousser chemin 2 fois avant d'arriver à destination. Je me devais de rendre un modeste hommage à ma vaillante petite AX, qui rendra l'âme definitivement quelquejours plus tard après 8 ans de bons et loyaux services. Des froids intenses à la grosse grêle d'orages d'été, je ne lui aurai pas épargné grand chose, et pourtant, elle m'aura enmené à maintes reprises bien plus loin que ce que j'espèrais (sur la neige notamment). Paix à ton âme, Titine !



2-3-4-5-6 Une fois sur place, l'expédition se déroulera sans accro. L'épais brouillard givrant et la poudreuse abondante me permettront de m'immerger dans un décor d'une rare pureté. Une très bonne et agréable journée en somme.













3 décembre 2017 : Le royaume blanc.

Une sortie totalement improvisée du côté du Col de la Loge. Parti sur un coup de tête en quête de givre et de brouillard, la météo est finalement bien moins bouchée que prévu, et c'est un soleil généreux que je trouverai sur place.

1- L'ascension commence, l'épaisse couche de neige rend la montée lente et épuisante mais je ne suis pas pressé, je prend mon temps. Je prends le temps d'imortaliser encore une fois le rendu des lumières rasantes sur les sapins enneigés.


Arrivé au 2/3 du chemin, je trouve une zone un peu dégagée où je décide de me poser un moment afin de manger un peu et profiter du paysage. Je ne serai dérangé que par un groupe de sanglier sortant en trombe d'un buisson voisin pour descendre plus bas dans la vallée, laissant une trace digne d'un chasse neige derrière lui. Je n'ai malheureusement pas eu le temps de déclencher pour sauvgarder ce moment atypique.

2- Après une bonne demi-heure de repos, je reprends l'ascension, cette fois-ci en montant tout droit dans la montagne (le chemin ne monte pas asssez vite à mon goût). Une trentaine de minutes plus tard, et après m'être enterré dans des congères jusqu'à mi-ventre à deux ou trois reprises, j'arrive finalement en haut. Je reste ébahi devant la beauté du spectacle. J'ai une large vue sur le massif des Hautes Chaumes et Pierre sur Haute. L'ensemble est complètement congelé et enfoui sous une épaisse couche de neige, uniformisant chaque élément du décor d'un même blanc immaculé et éclatant qui se teint complètement à la vive lumière du soir. Le jeu de contraste, de texture, de couleur et de lumière est absolument magnifique, et la mer de nuage venant s'échouer sur le bord du massif fini de parfaire la magie de la scène. Si un paradis existe, l'hiver doit beaucoup y ressembler.



3- A l'opposé, le spectacle est tout aussi magnifique. Si bien que je ne sais plus trop où donner de l'objectif. La scène est similaire mais cette fois-ci avec mon massif natal, Les Bois Noirs.




Je reste jusqu'à la tombée des lumières à admirer ce specatcle grandiose et rentre en début de nuit. Une petite heure de trajet sans encombre, la descente étant bien plus rapide et moins fatiguante que la montée.





JANVIER




24 janvier 2018 : Exploration.


1 & 2- Sorti en compagnie de Jeremy Brun, je pars repérer / explorer une valée dans les Monts de la Madeleine. Journée très agréable, ensoleillée, et douceur relative au programme. Une fois sur les lieux, je suis rapidemnt conquis. Belle vallée bordée de hêtraies naturelles, comme il en existe presque plus dans la région (gestion durable de la forêt qu'ils disent...) avec au fond, une rivière aux eaux vives, abondantes et pures. Les arbres sans feuilles laissent pénétrer une superbe lumière légèrement dorée. Malgré la saison et ce décor hivernal, cet endroit respire la vie et le positif.





3- Un moment après en remontant un peu le flanc de la montagne, une ambiance très spéciale et envoutante s'installera momentanément, et une envie très forte me prendra alors de suivre ce petit chemin d'animaux qui s'enfui dans la lumière. Mais je ne suis pas tout seul aujourd'hui et je n'en ferai rien. Je repars rejoindre mon camarade de randonnée pour une très agréable suite et fin de balade. Pour résumer, une exploraion fructueuse et un endroit au potentiel fort à tout point de vue qui aura retenu mon attention.





29 janvier 2018

Promenade en compagnie de Florent Courty du coté du Col de la Plantade. Au programme, arbres dénudés et épais brouillard, ambiance très typique des jours sombres et mystérieux d'hiver que j'apprécie particulièrement.

1-Parfois mon attention se focalise sur un petit détail de l'endroit qui résonne étrangement dans mon esprit et dans l'instant.



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FEVRIER





Instants d'hiver/divers 2

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4 février 2018 : Une journée pas comme les autres.

J'ai énormement hésité à faire un récit spécial, uniquement sur cette journée, tant elle fut forte et atypique à tout point de vue. Je ne sais pas si photographiquement la matière est suffisante mais elle l'aurait largement mérité.
Point de détail technique : j'ai volontairement fixé la balance des blancs de toutes les images de cette série à 6000 Kelvin afin de bien vous laisser percevoir l'évolution de la lumière tout au long de la journée. Seul l'équilibre de teinte est ajusté au cas par cas pour conserver un rendu cohérent de l'ensemble. Bon voyage !




Ce jour là, je décide d'aller faire un tour du coté du Reculon, pour aller explorer des zones qui attirent mon attention depuis un petit moment, notament un point culminant rocailleux qui émerge de la forêt au potentiel intéressant. Arrivé sur place en début d'après midi, météo bien de saison, gel, neige abondante et ciel bas, une valeur classique mais sûre. Je me mets donc gentiment en route.

1-Le début de la marche se passe sans vague, j'apprécie simplement les ambiances hivernales.



2&3 Pourtant, subtilement, une ambiance particulière se met peu à peu en place. Quelquechose de fin et flou, mais qui me fait hésiter pendant pratiquement un quart d'heure une fois arrivé à ce croisement : à droite (coté banc) ou tout droit ?




4-Après moult débats avec moi-même, j'opte finalement pour continuer tout droit. Ce moment de flottement m'a fait pleinement prendre conscience qu'il y a quelque chose de spécial dans l'air aujourd"hui. Je continue ma route. En montant, le ciel très bas éffleure la cime des arbres et de subtiles précipitations neigeuses s'invitent au programme. Le fond stylistique assez flou jusque là se précise peu à peu, rêvetant un aspect sérieux et légèrement magique, me donnant la sensation de déambuler dans le monde de Narnia. Il donne une saveur particulière à chaque petit élement, à chaque petit événement, me faisant m'arrêter et apprécier des choses qui me laisseraient bien plus de marbre en temps normal, affinant et amplifiant subtilement mes sensations et mes ressentis, ce qui a pour effet de m'immerger complètement dans l'instant présent.



5-La marche se poursuit dans ce mood très envoutant. J'arrive finalement vers ce panneau. Le rocher que je vise se trouve très probablement au bout de la bifurcation qu'il indique, mais le problème, c'est que cette soit-disante biffurcation n'existe pas. Il n'y pas de chemin à cet endroit là. Ayant repéré les lieux à l'avance par satellite, j'ai confiance dans le fait que le rocher ne doit plus se trouver très loin et je décide de sortir du chemin et de couper par la forêt, dans la direction que le panneau indique.


6-7-8- La végétation composée de petites plantations de jeunes sapins et de taillis est très dense et difficile à pénétrer, m'obligeant à avancer très lentement et laborieusement. Je finis toutefois par tomber sur ce qui m'apparait comme étant le rocher que je cherchais. Je constate rapidement une foule de petite traces de pas dans la neige (m'évoquant des rongeurs, des écureils, des lapins peut-être). Je remarque alors que les profondes crevasses créées par l'empilement de gros rochers abritent de la végétation encore verte et à l'abri de la neige, créant d'un même coup un logis confortable et un garde-manger protégé. Je réalise alors que ce rocher est en fait un grand hotel 5 étoiles pour les petits animaux de la forêt, ce qui, je ne sais pas pourquoi (le fond stylistique spéciale de la journée aidant certainement), me met profondément en joie. Je fais précautionneusement le tour du rocher pour ne pas déranger, et vais me poster en haut. J'ai du mal à juger du point de vue, mon panorama se composant alors essentiellement de brouillard. Je fais une pause pour grignoter un morceau.







L'heure avance et il est temps de commencer à penser à rentrer. Pour rebrousser chemin, je décide de faire demi tour en longeant la crête (pour explorer un peu plus cette zone que je ne connais pas) tout en redescendant peu à peu pour, au bout d'un moment, retomber sur le chemin d'où je vienais et réaliser ainsi une boucle.


9&10 Seulement au bout de quelque pas, je tombe sur un arbre qui dégage quelque chose de particulier. Un vieux conifère massif et tortueux, que j'ai naturellment envie de surnommer "Maitre Sapin", tant il s'établit spontanément comme le point d'attraction de l'endroit. Je m'approche alors de lui pour l'examiner de plus près quand je remarque avec étonnement ce visage typé qui se dessine sur son tronc. Cette trouvaille me décide à débaler le trépied et je passe alors 20 minutes à essayer de le capturer de la meilleure façon. Encore un moment qui me donne le sourire, et que l'ambiance de la journée souligne sans aucun doute.





11&12 Je me remets en route, je croise diverses zones marécageuses de crête qui crééent des clairières plus ou moins grandes dans la forêt. Je commence à arquer ma trajectoire plus vers le bas pour me rapprocher du chemin de l'aller.





Cependant, le temps passe. Je marche, je marche, je descends toujours plus bas de façon de plus en plus verticale et toujours pas de trace du chemin. Je ne comprends pas, je ne suis pas monté si haut, ni allé si loin quand je l'ai quitté tout à l'heure pour essayer de trouver le rocher. Il longe toute la montagne, je devrais tomber dessus à un moment où à un autre, c'est mathématique.
Les jours sont courts, je perçois la teinte du brouillard changer et la lumière commencer à baisser peu à peu. L'atmosphère particulière de la journée s'intensifie et devient de plus en plus puissante. Elle m'assome un peu désormais. La situation commence à me préoccuper, la forêt n'est pas aisement pénétrable, de nuit cela peut vite devenir problématique. De plus, le massif sur lequel je me trouve est assez grand, et si je me perds, j'ai moyen de marcher un sacré bout de temps avant de tomber sur un endroit civilisé. Je n'ai pas non plus prévu suffisamment de vivres pour le cas où l’expédition viendrait à se prolonger, ce qui deviendrait vite problématique.. Malgré tout, je n'ai pas d'autre choix que de continuer à avancer. J'ai marché bien trop longtemp pour faire demi-tour désormais.



13-L'heure tourne, toujours pas de chemin à l'horizon et il fait de en plus sombre. Je suis désormais complètement "imbibé" de l'atmopshère et me mets à avoir des ressentis très étranges. J'ai par moment l'impression de marcher à l'envers, de rebrousser chemin alors que j'avance bel et bien, de monter au lieu de descendre, tout cela est très perturbant et désorientant. Très peu de temps après ces ressentis bizarres, le brouillard qui stagnait jusqu'alors au dessus des sapins descend complètement dans la forêt. Même si je suis inquiet de ma situation, je ne peux m'empecher d'apprécier cet instant.

Tout à coup, un vaste trou dans la forêt se profile. Un grand champ. Je marque un arrêt. Il n'y a pas de champ sur le flanc de montagne où je me trouve, ou du moins bien trop bas, impossiblement bas. Je ne comprends absolument pas où je suis, je suis définitivement perdu. Je m'avance vers le bord du champ pour tenter de prendre des points de repère, et puis mon regard tombe sur cette arbre.



Je le reconnais, je l'ai déja vu, je sais où il se trouve. C'est alors que je comprends où je suis et mon cerveau implose complètement.
J'ai atterri à l'opposé total de mon point de départ, de l'autre côté de la montagne, comme si au rocher je n'avais jamais fais demi-tour et continué toujours tout droit, changé de flanc de montagne et que j’étais descendu jusqu'à atterrir ici. C'est complètement invraisembable. Je veux bien que la navigation hors piste en forêt puisse être un peu approximative et que l’on puisse rapidement se retrouver une borne à droite ou à gauche de là où on pensait arriver, mais de là à se planter à 180° de direction et à changer de flanc de montagne sans s'en rendre, c'est parfaitement délirant.



14 &15 Après 2-3 minutes, je décide de laisser tomber le rationnel et d'accepter le destin. Je suis là désormais, autant apprécier ce qui se présente et tirer le meilleur de cet endroit et de cette ambiance qui est absolument grandiose. La nuit tombe de plus en plus, le brouillard est d'une épaisseur incroyable, cette teinte de plus en plus froide, cette neige et ce givre présents en masse et le carcatère de cet endroit créé un décor digne de mes fantasmes hivernaux les plus utopiques. Instant d'une intensité et d'une pureté rare dans lequel je me laisse complètement emporter.






16 & 17 Un peu en contrebas du champ se trouve une petite chapelle qui prend une toute autre envergure dans ce genre de conditions.





18- Je poursuis ma route, je navigue en plein rêve.



19- Au bout du chemin, à la sortie du bois se trouve un monastère qui, à ce moment là, n'est plus qu'une masse sombre et intimidente dans le brouillard. Seule une pâle lueur à travers une mince fenêtre et une petite voiture garée devant trahissent une présence humaine.



20- Je retrouve finalement l'asphalte et m'engage sur la route du retour. La nuit fini de tomber et c'est desormais une heure et demi de marche dans le noir total qui m'attend. Intégralité du trajet que je passerai à gamberger sur le déroulement de cette journée, à tout reprendre, à repenser à chaque décision que j'ai prise pour comprendre comment j'ai pu me retrouver là. Rien n'y fera, je ne comprendrai toujours pas plus ce que je viens de vivre en arrivant à ma voiture.



Une fois rentré chez moi, je saute sur mon ordinateur, je me refais toute la journée cette fois avec carte à l'appui. Je passerai plus de 3h à tout reconsidérer, tout essayer, tout tester, envisager toutes les hypothèses imaginables jusqu'aux plus sogrenues, rien de convaincant n'en sortira. Je ne peux que me rendre à l'évidence : rationellement, je n'ai pas pu me retrouver là où je me suis retrouvé en suivant le chemin que j'ai suivi. Quelquechose s'est passé, quelquechose est intervenu, quelquechose qui me dépasse. Ce ne serait, après tout, pas la première fois et proabalement pas la dernière. Au final c'était plutôt une bonne chose, j'ai pris de bonnes photos et j'ai vécu un moment extraordinaire que je n'aurais jamais vécu autrement. Au final rien de mauvais ne m'est arrivé et à aucun moment les choses n'ont eu envie de mal tourné (pourtant elles auraient facilement pu). Cette journée restera pour moi une expérience positive, et c'est ce qui compte au final.




9 février 2018

Sortie matinale en quête de brûme et de givre dans les environs. Malheureusement les choses se révéleront plus complexes qu'espérées et je peinerai à trouver ce que je cherche. De fil en aiguille, je me retrouve beaucoup plus loin que prévu, du côté de La Chamba, où je finirai enfin par dégotter quelques ambiances sympathiques.

1&2 Les nuages bas de la nuit ont du mal à se décoller des montagnes, laissant juste filtrer ce fin filet de soleil sur ce paysage glacé.





3-Au bout d'un moment, les nuages finissent par se lever et les lumières matinales recouvrent ce décor plein de douceur. Je réalise cette dernière image avant de rentrer, les meilleures lumières sont passée et la fatigue me rattrappe désormais.






10 février 2018 : La tête dans les étoiles.


1-Cette journée fut également couronnée des belles atsmopshères au couché de soleil mais un repas de famille qui traîne un peu en longueur m'empêchera d'être sur place aussi tôt que ce que j'aurais aimé. Je parviendrai quand même à capturer ces dernière lueurs sur les sommets fraichement enneigés de la journée.



Qu'importe au final, ce qui me motive surtout ce jour là est la perspective d'une période de ciel clair en début de nuit avant l'arrivée d'une nouvelle perturbation, fenêtre de quelques heures qui devraient me permettre d'immortaliser des ambiances nocturnes hivernales. Aussi anodin que cela puisse paraître, la combinaison de ciel clair et de neige fraiche ne s'est pas produite une seule fois depuis le début de cet hiver, ce qui me motive doublement à ne pas rater cette occasion qui se révelera être la seule de l'année dans le coin. Très heureusement pour moi, je serai comblé.

2-3-4 Destination les hauteurs du Massif du Montoncel. L'atmopshère est très pure et le ciel magnifique, les étoiles brillent de mille feux. Le fond stylistique est très calme, doux, détendu. Je souris déja. Il fait -10°C et pourtant pas une seconde je ne sentirai le froid durant cette excursion nocturne de plusieurs heures. Les premiers cirrus de la dégradation à venir ne feront qu'embellir ce ciel déjà si majestueux. Il est desormais temps de lever la tête et de se laisser emporter.







5- Après plusieurs heures de contemplation, je décide de m'essayer à un petit autoportrait. J'enclenche le retardateur et vais me mettre en postions un peu plus loin sur le chemin. Si au départ mes ambitions étaient de continuer les photos plus loin dans cette direction, cette envie sera vite détruite par un changement soudain d'ambiance. D’un coup je ressens une présence hostile et négative qui émane de plus loin dans la montagne. C'est encore relativement distant toutefois, j'attends que la photo se finisse et revient vers mon appareil. Je constate de toute façon que les nuages préfrontaux deviennent trop nombreux et trop opaques pour rester esthétiques. Il est donc temps de plier bagage et d'aller dormir. Une session nocturne au final très agréable et postive malgré ce changement d'ambiance (sans conséquences) sur la fin.












MARS : La fin de l'hiver





Le mois durant lequel l'hiver tire généralement sa révérence. Les températures deviennent plus douces, les jours rallongent rapidement et la neige disparait peu à peu. C'est un mois d'entre-deux, entre l'hiver qui n'est plus vraiment là et le printemps qui ne l'est pas encore, pas celui que je préfère pour être honnête, mais qui est ponctuellement le théatre de belles ambiances un brin mélancoliques, comme ce fut le cas cette année encore.



1 & 2  Jeux de pluies et de lumières en plaine de Limagne. Les fameuses giboulées de mars donnent souvent ce genre de doux spectacle en fin de journée.





3- Je clôturerai ce récit sur un flamboyant couché de soleil comme je n'avais pas eu la chance d'en contempler depuis longtemps.




Ainsi se termine cet hiver et son lot de moments formidables. J'espère avoir réussi à vous faire passer, à travers ce récit et ces images, un peu de mon vécu, de mes émotions, de mon émerveillement. Merci de votre passage et à très bientôt !





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